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Utilisation de la passerelle (gateway) D-STAR

 

(Leçon 7)

 

 Mise en situation

 

Nous y voilà ! La passerelle (gateway), ce dispositif qu’utilise D-STAR pour nous offrir le monde en communication instantanée, avec la complicité d’Internet. Elle représente un des piliers majeurs du système D-STAR. Gageons que sans l’existence du système de passerelles, D-STAR n’aurait pu voir le jour dans sa forme actuelle. C’est tout dire de l’importance de ce système de « connexion ».

 

Résumé

 

Cette leçon nous initie à des utilisations pratiques de la passerelle (gateway) D-STAR. L'étudiant enrichira ses connaissances au sujet du fonctionnement de la passerelle lié à un répéteur D-STAR, et apprendra l’opérationnalité du croisement de bandes ou trans-bande (cross-band). Les méthodes d’utilisation de la passerelle à l’effet de « router » les appels à l’intérieur du réseau D-STAR au moyen d’une radio IC-91AD sont présentées.

 

La passerelle D-STAR (gateway)

 

La passerelle D-STAR réfère davantage à une connexion qu’à un objet tangible. La passerelle est le logiciel  qui établit et gère la connexion entre un ordinateur et le contrôleur d'un répéteur comme nous le montre la figure 7-1. (Vous en apprendrez plus sur les connexions et la mise en opération de la passerelle dans la neuvième leçon, l’avant-dernière). L'ordinateur doit être muni d’une connexion Internet à bande large qui lui permettra d’échanger des données avec d’autres passerelles ou serveurs D-STAR dans le monde entier.

tableau7.1.png

 

Figure 7-1

 

Fonctions automatiques et manuelles

Quelques fonctions de la passerelle sont automatiques. La leçon 4 nous le laisse voir en ce qui concerne, par exemple, l’indicatif d'appel contenu dans le registre. On peut accéder automatiquement au registre pour localiser le répéteur dans lequel est inscrit un indicatif d'appel spécifique. Une autre fonction automatique est la mise à jour régulière de la base de données du protocole Internet (IP) pour les autres passerelles D-STAR. La mise à jour s’effectue plusieurs fois par jour.

Cependant, la plupart des répéteurs D-STAR ne peuvent être activés que par l’intermédiaire de certaines fonctions manuelles. Par exemple, pour appeler un ami utilisant un répéteur différent du vôtre, vous devez demander à votre répéteur local de joindre la passerelle de votre ami. Pour faire un CQ à l'extérieur de la zone locale, vous devez demander à votre répéteur local de joindre le système de répéteurs approprié via la passerelle.

 

Aucun signal (link signal) n’est exigé pour connecter ou déconnecter un répéteur. Les répéteurs D-STAR sont continuellement en fonction. Il appartient à l’utilisateur de décider quand et où son message devra être entendu.

Contrairement aux répéteurs analogiques dont les signaux relayés peuvent être entendus de tous, la passerelle D-STAR ne retransmet que des signaux numérisés aux autres répéteurs selon ce qui est indiqué dans les packets reçus. Cela signifie que vous ne pouvez pas capter un message sur un autre répéteur par simple lien. Mais quand la station qui produit le signal demande à la passerelle d'envoyer le message à votre répéteur où au répéteur de la zone où vous vous trouvez, la capture du message est possible.

 

Convention sur l’indicatif d'appel de la passerelle

 

L’indicatif d’appel du répéteur de la partie répondante contient les informations nécessaires au routage du message via la passerelle. Les packets D-STAR non relayés à d'autres répéteurs ne sont pas pris en charge par la passerelle et ne peuvent être captés librement.

Le fait d'ajouter un "G" à l’indicatif d’appel du répéteur 2 (partie répondante) demande au répéteur d’utiliser la passerelle pour envoyer le message. Le "G" doit être placé dans le 8ème espace disponible de l’indicatif d’appel. Ainsi, si le répéteur a un indicatif d'appel de 4 caractères, trois espaces doivent être ajoutées avant le "G". La figure 7-2 montre la place du « G » dans l’indicatif d'appel.

tableau7.2.png

 

Figure 7.2

Dans la figure 7.2, W7JRL (MY) appelle N9JA (UR) et  envoie des packets D-STAR au répéteur N7IH. Cela exige de W7JRL de programmer N7IH  comme étant le répéteur R1. De façon similaire, l’indicatif d’appel de N9JA inscrit W1AW comme répéteur R1. N7IH et W1AW peuvent se situer n'importe où,  là où se trouve une connexion Internet.

Pour W7JRL qui veut appeler N9JA sans savoir quel répéteur N9JA utilise, W7JRL consulte le registre automatique du répéteur N7IH en ajoutant le "G" à la fin de l’indicatif d’appel de R1. Ceci aura pour effet de demander au logiciel de la passerelle N7IH de consulter sa copie du registre (actualisée plusieurs fois chaque jour) afin de connaître  l’indicatif d’appel du répéteur utilisé par N9JA lors de sa dernière transmission. Quand W7JRL appelle N9JA, le répéteur N7IH sait ainsi où envoyer le message. Si N9JA est à l’écoute du répéteur W1AW le message de W7JRL sera entendu.

À la réception de l'appel venant de la station W7JRL, la radio  identifié N9JA devrait sauvegarder automatiquement  l’indicatif  d'appel de W7JRL de même que celui du répéteur de W7JRL, c'est-à-dire l’indicatif d’appel du répéteur de l'expéditeur. Cela permet à N9JA de répondre immédiatement, sans devoir entrer d’indicatif d'appel. L'ensemble de ces échanges d’appels entre W7JRL et N9JA pour établir un contact est illustré à la figure 7.2.

Et si W7JRL veut juste faire une demande générale de contact sur le répéteur W1AW, alors, la séquence "CQCQCQ" est envoyée en utilisant le champ de l’indicatif d'appel UR. Et l’appel sera entendu par tous ceux à l’écoute du répéteur W1AW.

 

Opération trans-bande (cross-band)

 

Les répéteurs de D-STAR peuvent gérer jusqu'à quatre modules (A,B,C,D) radio comme nous pouvons le voir à 7-1. Les modules s’adaptent à toutes les combinaisons de bandes.  Actuellement, Icom fournit des modules pour 144 et 440 MHz et 1.2 GHz. En utilisant un filtrage adéquat, dont la fonction est d’empêcher le mélange non voulu de fréquences (desense),  plus d'un module peuvent partager la même bande.

Chaque module se voit assigné une lettre identificatrice : A, B, C, ou D.

D'habitude, les deux stations échangent sur la même bande. En pareil cas, nul besoin d’ajouter une lettre d’indentification modulaire à l’indicatif d'appel du répéteur. Le contrôleur fera en sorte que le signal de réponse soit transmis sur la même bande que celui reçu. C'est le mode d'opération dit « par défaut ».

Vous pouvez aussi spécifier le module à utiliser. Et si ce module opère sur une bande différente de celle utilisée par l’autre station, vous entrez alors en mode trans-bande (cross-band) dont le fonctionnement est similaire à celui d’un système de répéteurs analogiques. Le signal d'une station est reçu et démodulé sur une bande puis acheminé vers un émetteur fonctionnement sur une autre bande. Dans le système D-STAR, les modules (jusqu'à quatre) sont choisis en ajoutant une lettre d'identification modulaire à la fin de l’indicatif d’appel du répéteur. Le contrôleur utilise cette lettre pour envoyer l’information au bon module.

La passerelle D-STAR permet le « trans-bande » dans tout le réseau D-STAR. Le tableau 7-3 montre comment deux stations, W7JRL et N9JA, peuvent communiquer même s'ils utilisent des répéteurs différents ne fonctionnant  pas sur la même bande. Tout comme lors d’une communication sur la même bande, les radios D-STAR doivent acquérir, des packets reçus, l’information nécessaire à l’automatisation de la réponse.

tableau7.3.png

 

Tableau 7-3

 

Comme avec un système de répondeurs analogiques, si vous spécifiez la

la station que vous appelez, cette dernière doit être à l’écoute sur la même bande, sinon votre appel sera perdu. À la différence des systèmes analogiques, vous pouvez permettre à la passerelle D-STAR de déterminer le  bon module en utilisant le registre des indicatifs d’appel comme nous l’avons vu précédemment.

 

La prochaine leçon : le répéteur et ce qui « gravite » autour. Le répéteur  est composé de plusieurs modules. Nous en verrons l’agencement et les étapes configurationnelles. Une leçon un peu théorique pour l’amateur; sans doute ! Mais d’un intérêt certain pour quiconque veut en savoir plus sur les systèmes de répéteurs de D-STAR... Et les intéressés sont nombreux !

 

Claude Lalande VE2LCF

 

Sites visités

http://www.jonrichardson.co.uk/stash/D-Star_G1_Gateway_Course/Lesson%207.pdf
http://fr.wikipedia.org/wiki/Codes_DTMF
http://www.about-wireless.com/terms/desense.htm


Date de création : 21/09/2011 @ 01:23
Dernière modification : 23/09/2011 @ 21:55
Catégorie : - Cour D-STAR
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